Automne

Une feuille tombe sur mon épaule. Orange, c’est déjà l’automne. Une brise glacée me frôle. Je me sens seule, nostalgique. J’aime me promener près des arbres au mois d’automne. Quelque chose de triste, de nostalgique s’empare de l’air. La nature pleure, la nature se meurt. Le ciel est gris, j’ai légèrement froid. Les feuilles tombent au souffle du vent. Les arbres se dénudent de leur beauté, l’herbe est plus que verte, l’air est humide. C’est déjà l’automne.

_ Vous êtes né quand ?

_ Le premier octobre.

_ Ah ! Vous êtes balance ! Comme moi !

Il me sourit mais je connais ce regard. C’était le mien. Je l’avais vu debout qui regardait la cour mais son regard était perdu dans le vide. Il se retourne et je souris. Je sais ce qu’il ressent, j’ai connu ce sentiment.

Je marche et je repense. De nouveau, une brise glacée me frôle. Le vent a changé, c’est le vent d’automne. Les arbres pleurent, la nature se meurt. Quelque chose de mélancolique empreint l’atmosphère. Je me sens seule, nostalgique. Des souvenirs me reviennent, des questions hantent mon esprit tandis que mes pas se tracent au milieu des feuilles mortes. Cela fait déjà trois jours que la solitude a envahi ma vie. Chez moi, tout semble mort. Je préfère marcher plutôt que mon regard ne se perde lorsque je regarde à travers la fenêtre. Les feuilles tombent au souffle du vent.

Il a l’air souriant, de bonne humeur. Des fois, je me demande comment il peut être aussi calme mais je sais que ce n’est qu’une apparence. Il parle, il donne cours et je l’observe. Il croise mon regard, je pénètre dans ses yeux. Il détourne son visage. Je souris car je l’ai eu. Il ne m’a pas tenu tête !

Des nuages se rassemblent, plus denses, plus sombres. Quelques gouttes de pluie tombent. Je continue à marcher… et à penser. Le vent devient plus fort, plus froid. Je serre davantage ma veste contre mon corps. Tout semble désert et rempli à la fois. Quelque chose de nostalgique empreint l’air, je me sens lasse. C’est un triste décor. Le ciel s’assombrit, je me sens mélancolique. Je m’assieds, seule sur ce banc. Je sens ce vide dans mon cœur. J’entends mes questions, celle que je lui ai posée.

_ Pourquoi ?

_ J’ai mes raisons personnelles. De plus, ce samedi, je n’ai pas vraiment le temps.

_ Vous savez, je n’ai aucune mauvaise intention !

_ Je préfère que vous ne soyez plus en terminal.

J’ai compris. Je sais qu’il n’a rien à faire ce samedi. Maintenant, je comprends… je comprends pourquoi il avait ce regard perdu dans le vide. Je connais, de nouveau, ce même sentiment.

Une feuille tombe sur mon épaule. Orange, c’est déjà l’automne.

Je viens juste de m’en apercevoir.

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