Stabilité, quand tu es là

Il semblerait fort bien que mon traitement actuel fonctionne à merveille ! Oui, je suis bien stable et heureuse de l’être.

Actuellement, j’ai deux stabilisateurs de l’humeur, un neuroleptique et un médicament pour l’endormissement. Ce dernier n’est pas un benzodiazépine car je suis allergique à ce groupe de médicaments et ils génèrent à terme une dépendance.

Avec ma psychiatre, nous sommes d’accord pour que je n’en prenne jamais et, à la place, je prends d’autres médicaments que je préfère ne pas citer sur le site pour éviter que certains se fassent une idée d’un traitement à avoir. Il faut savoir que celui que j’ai actuellement, j’ai mis des mois (à part le premier stabilisateur que j’ai depuis des années et que je tolère fort bien, de plus que le dosage est à la fois vérifié et respecté en fonction de mon corps) à le trouver.

Dans le fond, tabler sur les stabilisateurs avant tout le reste comme base même pour soigner la maladie, c’est ce qui marche.

Après viennent les médicaments pour être actif en journée et dormir la nuit, si nécessaire et certains conviennent alors que d’autres pas.

Je vais quand même citer un médicament que j’ai pris et qui, à un moment donné, ne m’allait plus du tout: le seroquel. Nommé en France: le xeroquel.

Dès le départ, ce médicament a provoqué chez moi une très grande faim même pas une demi-heure après l’avoir pris. Si je ne mangeais pas, je ne dormais pas.

Et quand je dormais avec le seroquel, je ne me réveillais pas le matin. Cela est encore supportable dans la vie quotidienne quand on est à l’hôpital et que les infirmiers ne désespèrent pas de vous réveiller.

Mais en dehors d’une hospitalisation, c’est l’enfer !!!!

Non seulement, j’ai pris plus de 20 kg, même en veillant à ne pas trop manger en journée. Mais, chez moi pendant des mois, il m’était impossible de me réveiller avec deux réveils même pour faire ce qu’il fallait.

En plus, j’étais devenue une véritable larve: incapable d’être active, incapable de faire mon ménage, de laver la vaisselle, de me préparer tous les jours à manger… Bref, sans me sentir dépressive, j’étais devenue une larve et pourtant, je suis de nature énergique et motivée.

Là, entre la prise de poids, la fatigue permanente, les pannes de réveil malgré les multiples dosages et l’absence totale de motivation même pour des activités qui me plaisent m’ont vraiment épuisée.

Lutter contre les effets d’un médicament est vraiment mission impossible.

Alors, petit à petit, le traitement a été modifié et ça prend du temps: on ajoute un nouveau médicament et on attend un bon mois pour être sûr, on remplace un médicament par un autre et on rectifie si ça ne va, puis on continue de voir si l’ensemble concorde parfaitement…

Le résultat d’avoir être tenace et patiente est que je suis stable aujourd’hui, pleinement stable: active le jour, de bonne humeur et rarement de mauvaise humeur, des hauts et des bas normaux, et un  sommeil réparateur la nuit.

Bref, quand la stabilité est là, je m’y accroche comme à un wagon de train.

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1 Commentaire sur "Stabilité, quand tu es là"

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Cedric Labonte alias le shoshin
Invité

C’est bien d’être stable cela permet de mieux approfondir certains autres aspects du processus de guérison et de vie.

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